Présentation de l’église

« Soyez le bienvenu à l’église Saint-Roch, l’une des plus belles églises de Paris !

Venez y découvrir et admirer un patrimoine artistique remarquable : architecture, sculptures et peintures. Une page importante de l’histoire du centre de Paris est inscrite dans ces œuvres.

Cependant, Saint-Roch n’est pas un musée.
Cette église est la maison de Dieu où une communauté chrétienne se rassemble et célèbre son Seigneur.

Si vous êtes croyant, laissez-vous porter au recueillement et à la prière par la grâce de Saint-Roch.
Si vous ne l’êtes pas, ouvrez vos yeux et votre cœur à la beauté et à l’harmonie du lieu qui saura vous parler. »

QUI ÉTAIT SAINT ROCH ?

Saint Roch, un pèlerin au secours des malheureux.

Fils unique de riches commerçants bourgeois, Roch est né à Montpellier vers 1350 en pleine guerre de Cent ans. A sa naissance, il porte sur sa poitrine une marque rouge en forme de croix. Ses parents meurent alors qu’il est encore adolescent. Généreux, charitable, à l’image de ses parents, Roch s’occupe beaucoup des nombreux pauvres. Il étudie la médecine. Avant de quitter Montpellier pour partir en pèlerinage, il distribue tous ses biens. Sur son chemin, il traverse de nombreuses villes ravagées par la peste ; il visite, soigne et guérit les malades jusqu’à son arrivée à Rome. Il y rencontre le Pape Urbain V.

 

Saint Roch statue

 

Lorsqu’il quitte Rome, trois ans plus tard, il reprend son bâton de pèlerin. Roch finit par attraper lui-même la maladie : il se retire dans une forêt pour ne pas infecter les autres. Seul un chien vient le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l’animal, le suit en forêt et découvre Roch blessé, qu’il peut ainsi secourir. De retour vers la France, il est arrêté. Pris pour un espion il est condamné et jeté en prison. Il soigne et guérit ses compagnons prisonniers et ne dévoile jamais son identité. Il meurt cinq ans plus tard vers 1379. Grâce à la croix qui marque sa poitrine, son oncle – le gouverneur qui l’avait fait arrêter – et sa grand-mère maternelle le reconnaissent.

Le corps de Roch est transporté dans la ville de Venise.
Saint-Roch est fêté le 16 août.

HISTOIRE DE L'ÉGLISE

Paroisse d’un quartier aujourd’hui dépeuplé, mais qui fut habité du XVIIe siècle au XIXe siècle par une société riche et élégante, Saint-Roch a conservé une allure imposante et un splendide décor.

Eglise Saint Roch

Le corps de l’église a été élevé de 1653 à 1690 sur des plans de Jacques Le Mercier ; elle n’a reçu qu’en 1736-1738 sa façade, dessinée par Robert de Cotte. Entre temps, Jules Hardouin-Mansart avait construit au nord de l’église la chapelle de la Vierge (1706-1710).

Tirant parti de cette spectaculaire succession d’amples volumes, le curé Jean-Baptiste Marduel, entre 1750 et 1770, dota l’église d’un décor où se combinaient peinture et sculpture ; il fit appel à quelques-uns des meilleurs artistes de son temps, Falconet, Pierre, Vien, Doyen, et Boullée, alors tout jeune architecte, qui édifia en 1754 la chapelle du Calvaire en prolongement de celle de la Vierge (elle fut malheureusement victime d’un remaniement radical au milieu du XIXe siècle).

Les ravages de la Révolution ont altéré fortement l’étonnante scénographie religieuse conçue par Marduel, sans pour autant l’anéantir. En même temps qu’elle recevait une nouvelle décoration, pour l’essentiel des peintures commandées par la Ville de Paris, Saint-Roch a recueilli aussi beaucoup de monuments sculptés et de tableaux provenant d’églises détruites, de sorte qu’elle peut à bon droit passer pour un musée de l’école française des XVIIe et XVIIIe siècles.

 

LES TABLEAUX DE SAINT ROCH

L’église expose de nombreux tableaux… En voici quelques exemples !