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Revue trimestrielle : informations, communications pastorales et culturelles sur la vie de la Paroisse, son histoire et son quartier.
La revue est distribuée à tous les paroissiens aux messes dominicales
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Pentecôte A
Dimanche 31 mai

Dimanche dernier, les Actes des Apôtres nous montraient les disciples priant au Cénacle autour de Marie. Marie a une affinité avec l’Esprit Saint : elle l’attire. La Pentecôte est comme une nouvelle Annonciation. Le jour de l’Annonciation, par le don de l’Esprit, Marie concevait la Tête du Corps, le Christ. 
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Vigile de la Pentecôte
Samedi 30 mai

Les chrétiens de ce début de 21e siècle ressemblent encore un peu trop souvent aux Ephésiens du 1er. Lorsque Paul se rendit à Ephèse, nous venons de l'entendre, il rencontra des disciples baptisés par Jean. Interrogés sur leur foi, ils répondirent : « mais nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Saint-Esprit » (Ac 19, 2). 
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Dimanche après l'Ascension
Dimanche 24 mai

Ce dimanche, qui nous achemine vers la fin du temps pascal, est un écho de l'Ascension et une préparation à la Pentecôte. Jeudi dernier, nous célébrions l'Ascension du Seigneur, son départ défini- tif vers le Père avant sa grande manifestation dans la gloire à la fin des temps. 
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7ème dimanche de Pâques A
Dimanche 24 mai

Jeudi dernier, le jour de l’Ascension, nous avons entendu le commencement du livre des Actes des Apôtres où S. Luc relatait à son correspondant Théophile les événements qui virent le départ de Jésus vers son Père. Dimanche prochain, nous entendrons toujours dans les Actes, le récit de la Pentecôte, c'est-à-dire la réalisation de la promesse faite par Jésus au soir du Jeudi Saint : le don de l’Esprit Saint. 
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Ascension A
Jeudi 21 mai

Avec l’Ascension, la boucle est bouclée. Jésus peut dire à son Père : « Mission accomplie ». De fait, sa mission terrestre est achevée. Pour montrer de quel amour le Père nous aime, le Fils s’est fait homme (Annonciation), il est né (Noël), il a enseigné et multiplié les signes de sa divinité, il a donné sa vie sur la croix, il a été ressuscité par le Père, il est apparu à ses disciples pour leur rendre l’espérance. 
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5ème dimanche après Pâques
Dimanche 17 mai

Le début de notre évangile traite explicitement de la prière de demande. Commentons-le. N'est-il pas suggestif d'entendre ces paroles de Jésus à ses disciples à la veille des trois jours de supplication officielle de l’Église que sont les rogations ? 
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5ème dimanche après Pâques A
Dimanche 10 mai
 

Le dialogue de Jésus avec les apôtres Thomas et Philippe nous offre un condensé de tout le mystère chrétien. Partons de la question de Philippe. La réponse que donne Jésus nous livre pour commencer le mystère même de Dieu. « Montre-nous le Père » avait dit Philippe. Jésus lui répond laconiquement : « Qui m’a vu a vu le Père ». Qu’est-ce que cela signifie ? 
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3ème dimanche après Pâques
Dimanche 3 mai
 

Avec ce 3e dimanche après Pâques, nous entrons dans la seconde phase du temps pascal. Jusqu'ici, avec les disciples, nous étions tournés vers le passé, vers l'événement fondateur de leur foi et de la nôtre, la victoire du Christ sur la mort.
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Saint Marc
Samedi 25 avril

La Rome païenne célébrait le 25 avril une fête dite des Robigalia pour apaiser la déesse des gelées. La fête comportait une procession et un sacrifice. C’est cette fête que les papes ont christianisé vers la fin du 6e siècle sous le nom de litanies majeures, écho des litanies mineures instituées en 470 à Vienne par l’évêque S. Mamert pour lutter contre des épidémies. Déjà si l’on peut dire...
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Litanies majeures - Rogations
Samedi 25 avril

Pax tibi, Marce, evangelista meus ! « Paix à toi, Marc, mon évangéliste » : c’est la salutation qui figure sur le petit livre au pied du lion ailé, sur les étendards de la Sérénissime à Venise. Lion qui n’est autre que le deuxième des Vivants décrit dans la vision du prophète Ezéchiel, lue dans la liturgie de ce jour, et en qui la tradition a vu l’auteur du 2e évangile. 
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Octave de Pâques
Dimanche 19 avril

Il y a huit jours, nos catéchumènes auraient dû recevoir le baptême et devenir néophytes. En pensant au cheminement qui a amené chacun de ces adultes à demander le baptême, nous sommes confrontés à ce qui est au centre de l'évangile de ce dimanche : le rapport entre la foi et les signes qui y conduisent. 
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Lundi de Pâques
Lundi 13 avril
 

L’éclat du mystère fondateur de notre foi, la résurrection du Seigneur, va retentir comme un point d’orgue pendant la semaine qui vient avant que son écho s’atténue jusqu’au jour de la Pentecôte. Ce jour-là, cinquantième après Pâques, la liturgie nous mettra sous les yeux l’Église. 
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Pâques
Dimanche 12 avril

Vendredi, nous célébrions avec austérité la Passion du Seigneur, austérité redoublée par le confinement. Que ce matin éclate notre joie, une joie certes encore teintée de tristesse, en ces temps d’épidémie qui se prolongent. En ce matin radieux, nous nous souvenons cependant dans la foi que la lumière l'a emporté définitivement sur les ténèbres et que désormais elle ne cessera plus de briller, malgré toutes ces ombres qui continuent de rôder jusqu'à la régénération finale. 
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Vigile de Pâques
Samedi 11 avril

Hier, nous célébrions avec austérité la Passion du Seigneur. Qu'au milieu de cette vigile, dans notre église tout aussi désertée qu’hier, éclate pourtant notre joie, une joie teintée de tristesse alors que nous atteignons le pic de l’épidémie qui affecte notre pays. 
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Vendredi Saint
Vendredi 10 avril

Nous venons d’entendre le récit de la Passion du Christ, qui résonne certainement cette année avec une intensité toute particulière. Aujourd’hui, tout est achevé. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». La mort de Jésus sur la croix est la suprême révélation de ce que Dieu est en vérité : l’amour infini
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Jeudi Saint
Jeudi 9 avril

L’année dernière, en 2019, nous célébrions les offices de la Semaine Sainte encore sous le choc de l’incendie qui venait de ravager la cathédrale. Nous ne nous doutions pas alors qu’une nouvelle épreuve allait nous être imposée cette année, en 2020 : une épidémie nous obligeant à célébrer ces mêmes offices à huis clos, et non pas seulement à Paris, mais dans toute la France et même au-delà.
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Dimanche des Rameaux A
Dimanche 5 avril

Comme chaque année, nous entrons dans la Semaine Sainte avec le rappel de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Mais c’est aussitôt pour entendre le récit de la Passion dans l’un des trois évangiles synoptiques. 
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Dimanche de la Passion 2020
Dimanche 29 mars 

Alors que notre cœur se serre à la pensée de tant de victimes de l’épidémie qui fait rage en ce moment dans notre pays, la liturgie dirige notre regard vers celui qui est pour nous – et pour tous s’ils le veulent bien – la clef de notre espérance, « la Résurrection et la Vie » comme il l’affirme à Marthe venu pleurer son frère Lazare.
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5ème Dimanche de Carême A
Dimanche 29 mars 

Si le carême nous invite à jeûner, ce n’est certainement pas de la parole de Dieu : après les chapitres 4 et 9 de S. Jean que nous venons d’entendre ces deux derniers dimanches, voici le chapitre 11 aujourd’hui, avant que soit lu, dimanche prochain, le récit de la Passion dans son intégralité. 
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Annonciation 

Mercredi 25 mars 2020

La fête que nous célébrons aujourd’hui est bien sûr une fête de la Vierge Marie. Elle est encore davantage une fête de notre Seigneur. C’est la fête de l’incarnation du Fils de Dieu dans une nature humaine individuelle. 
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4ème Dimanche de Carême

Dimanche 22 mars 

Commençons par un rappel historique qui nous introduira à la particularité de ce dimanche paré de rose. Avant la réforme de S. Grégoire le Grand, c'était, à Rome, le dernier jour avant le début du jeûne qui allait courir jusqu'à Pâques. 
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4ème Dimanche de Carême A
Dimanche 22 mars 

Nous voici parvenus au milieu de notre cheminement vers Pâques. Il avait commencé avec les deux scènes des Tentations et de la Transfiguration et il s’achèvera avec la Passion et la Résurrection. Double parallélisme particulièrement éclairant. 
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Saint Joseph
Jeudi 19 mars 


De Joseph, dont la figure domine notre autel, avec celle de Marie dans ce groupe de marbre qui figure la Nativité, il est assez peu question dans le Nouveau Testament. A l'origine, la prédication des apôtres présentait Jésus à partir de la Galilée, après le baptême de Jean (Ac 10, 3-41). 
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3ème Dimanche de Carême A
Dimanche 15 mars 

Après le récit des tentations de Jésus et celui de la Transfiguration, notre route de carême, en cette année A, passe par trois grands textes johanniques qui jalonnaient autrefois la préparation des catéchumènes à Pâques. 
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2ème Dimanche de Carême A

Dimanche 8 mars 

Si vous avez dans votre salon une jolie lampe, considérez-la bien : vous avez là en quelque sorte un portrait du Christ. Dans une lampe, vous avez au centre une ampoule et autour un abat-jour. Si vous regardez l’ampoule, vous êtes éblouis et vous ne voyez plus rien. 
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1er Dimanche de Carême A

Dimanche 1er mars 

Je voudrais réfléchir avec vous au sens du carême et ce à la lumière de la tradition qui a présidé à sa formation, tradition qui, en particulier, a choisi de nous y introduire en nous faisant entendre le récit de la tentation de Jésus. Voyons d’abord ce que la tradition nous enseigne. 
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Mercredi des Cendres
Mercredi 26 février


Accordez-nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal
L’oraison placée au début de cette messe éclaire le sens de ce long moment que nous allons vivre ensemble pour pouvoir fêter Pâques avec un cœur vraiment renouvelé. 

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Quinquagésime 
Dimanche 23 février


Dans 50 jours exactement, nous fêterons Pâques. C'est le sens même du mot quinquagésime. L'institution de la quinquagésime, au début du 6e siècle, qui existe aussi dans les liturgies orientales, a conféré à la préparation de Pâques une longueur égale à sa célébration solennelle que clôt la Pentecôte : 7 semaines.
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7ème dimanche ordinaire A
Dimanche 23 février


En nous présentant les 2 dernières des 6 antithèses du Sermon sur la montagne, l'évangile de ce jour achève la lecture commencée dimanche dernier. Enseignement dont on ne se rend pas toujours compte du choc qu'il a dû produire sur ses auditeurs. Car la formule au passif il vous a été dit est une tournure typique qui désigne Dieu, dont on évite ainsi de prononcer le nom. Jésus a ainsi  l'audace de se mettre sur le même plan que Dieu, en promulguant une loi nouvelle qui radicalise celle dont Moïse fut autrefois le médiateur.
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Sexagesime
Dimanche 16 février


Dans ses écrits sur la liturgie, Benoît XVI a souvent comparé la Parole unique – le Verbe divin, le Logos du prologue de S. Jean – qui s'exprime de différentes manières à travers les textes bibliques, à une symphonie, à un chant à plusieurs voix. Cette polyphonie de l'unique Parole de Dieu qui nous advient à travers les Ecritures apparaît bien dans les lectures des dimanches qui nous préparent directement au Carême. 
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5ème dimanche ordinaire A
Dimanche 9 février


Jésus nous propose aujourd’hui deux comparaisons pour comprendre ce qu’est un disciple. Deux choses m’ont frappé. La première, c’est la diversité et en même temps la complémentarité des deux images. La seconde, c’est que le portrait du disciple, c’est le portrait même du Maître.
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Présentation au Temple
Dimanche 2 février


La fête de la Présentation du Seigneur au Temple, que nous célébrons aujourd’hui solennellement, est une épiphanie en même temps qu’une prophétie.
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3ème dimanche ordinaire A
Dimanche 26 janvier


C’est avec le passage qui nous est aujourd’hui proposé que débute l’activité publique de Jésus d’après l’évangile de S. Matthieu. Activité marquée doublement du sceau de la continuité. Jésus, en s’établissant en Galilée, accomplit un oracle du prophète Isaïe. Il s’inscrit ainsi dans la tradition d’Israël, ce dont précisément l’évangéliste cherche à persuader ses lecteurs, en même temps qu’il en privilégie l’interprétation universaliste puisqu’à Capharnaüm, cité cosmopolite, ses auditeurs sont tout autant des juifs que des païens. En outre, il inaugure sa prédication par les paroles mêmes qui furent celles de Jean-Baptiste : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche » (Mt 4, 17 // Mt 3, 2). Il s’inscrit donc aussi dans la continuité du mouvement messianique représenté par le Précurseur.
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2ème dimanche après l'Epiphanie
Dimanche 19 janvier


Nous pourrions parler de bien des choses ce matin : des enjeux anthropologiques de la manifestation de cet après-midi, ou encore de l'unité des chrétiens. J'ai consacré à cette question l'éditorial de cette semaine. Mais j'ai finalement choisi de vous commenter l'évangile de ce jour. Ce passage de S. Jean au style inimitable nous dit bien des choses sur l’identité de Jésus, sur la contribution de Marie, sur la relation de Dieu au monde. C'est l'un des trois épisodes célébrés par l'antique fête de l'Epiphanie.
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2ème dimanche ordinaire A
Dimanche 19 janvier


Avant d’entamer dimanche prochain la lecture continue de l’évangile de S. Matthieu, nous sommes encore aujourd’hui avec S. Jean dans la lumière du Baptême de Jésus. Jean est le seul à nous rapporter cette parole que pourtant nous disons chaque jour à la messe : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Pour bien comprendre cette image, nous devons faire un effort. L’agneau n’est plus pour nous qu’une nourriture. Nous savons tout de même qu’il évoque la fragilité, la faiblesse, et qu’il appelle la tendresse, la douceur.
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Baptème du Seigneur A
Dimanche 12 janvier


Il y a des scènes dans l’évangile qui sont décisives. Décisives au sens où elles nous appellent à prendre une décision qui engage l’existence. Ces scènes tournent toutes autour de l’identité de Jé-sus. Ou bien Jésus est le Fils de Dieu et il peut nous sauver, ou bien il n’est qu’un homme, et il ne peut que ce qu’un homme peut, c’est-à-dire au fond assez peu de chose. Ce sont des scènes où, pour reprendre le mot de Pascal, il y a « assez de clarté pour éclairer les élus et assez d’obscurité pour aveugler les réprouvés ». La ligne de partage des eaux passe par le cœur de chacun.
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Solennité de l'Epiphanie
Dimanche 12 janvier, messe t
ridentine.

Si l’on veut bien considérer que les traditions culinaires constituent en France une indication significative de la popularité des fêtes, alors on n’hésitera pas à soutenir que d’entre toutes les solennités chrétiennes, l’Epiphanie n’est pas la moindre. La galette des rois figure en bonne place, avec les crêpes de la Chandeleur, dans notre imaginaire religieux et n’hésite pas à rivaliser avec la dinde de Noël et les œufs de Pâques. 
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Epiphanie
Dimanche 5 janvier, messe de 11h.


La première fête de Noël n’est pas celle que nous connaissons et célébrons le 25 décembre mais bien celle de ce jour, attestée dans l’Orient chrétien depuis le 2siècle et d’abord centrée sur la manifestation de l’identité de Jésus lors de son baptême par Jean-Baptiste, fête que nous célébrerons dimanche prochain et qui marquera, cette année, la fin du cycle de Noël. Quand on en vint à célébrer la naissance de Jésus, ce fut d’abord à partir de S. Matthieu et non à partir de S. Luc qu’on en fit l’évocation.
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Sainte Geneviève
Dimanche 5 janvier, messe de 9h30.


Comme vous le savez sûrement, l’année qui s’ouvre est une année jubilaire : celle du 16e centenaire de la naissance de la figure tutélaire de la capitale. Jubilé auquel notre archevêque, originaire de Nanterre, est particulièrement sensible. Mais qui tient aussi à cœur aux paroissiens de S. Roch puisqu’ils peuvent contempler, dans le transept droit, une grande toile du 18e siècle représentant le « miracle des ardents » où S. Geneviève, selon la tradition, mit fin à l’épidémie qui, au début du 12e siècle, avait emporté 14 000 Parisiens, c'est-à-dire un tiers de la population de l’époque...
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Circoncision
Mercredi 1er janvier


Comme chaque année, quatre motifs qui nous rassemblent ce matin : la circoncision de notre Seigneur en l'octave de la Nativité, la maternité divine de la Vierge Marie, la césure que constitue le passage à l’année nouvelle, et enfin la paix.
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Sainte Famille A
Dimanche 29 décembre, messes de 12h15 et 18h30.

Les textes liturgiques, en cette fête de la Sainte Famille, ont valeur d’avertissement pour notre temps : ils portent le fer sur trois plaies qui affectent notre société dans sa compréhension de l’homme.
La première de ces plaies, la plus importante, touche à la vocation même de l’homme. Ecoutons S. Paul : « Par dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection ». 
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Solennité de la Nativité, Messe du Jour
Mercredi 25 décembre 2019, messe de 11h


« Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, c’est à vous que Dieu l’a révélé » dit S. Paul (1 Cor 2, 9). Noël inaugure ces temps nouveaux, ces derniers temps dans lesquels nous vivons. Temps qui se caractérisent par la révélation du Mystère de Dieu et, à travers celui-ci, par la révélation du mystère de l’homme : Dieu est Père, et l’homme appelé à devenir fils. La lettre aux Hébreux nous l’assure : « Souvent dans le passé, Dieu a parlé à nos pères par les prophètes sous des formes fragmentaires et variées, mais dans les derniers temps, dans ces temps où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes ». 
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Nativité, Messe de la Nuit
Mardi 24 décembre 2019, messe de 23h30


Nous célébrons ce soir un événement qui aurait pu être tout à fait banal, et qui l’est de fait pour beaucoup de nos contemporains. Un événement que l’évangéliste cependant qualifie de « bonne nouvelle », non seulement pour les parents de l'enfant, mais aussi « pour tout le peuple ». Un événement que toutes les générations auront à se remémorer parce qu’il marque un tournant dans l’histoire, dans cette histoire la plus fondamentale qui soit : celle des relations de l’homme avec Dieu. Cet événement est une « bonne nouvelle » parce que c’est la réalisation du « Mystère » caché depuis les temps éternels. Et qu’est-ce que ce Mystère ? C’est, d’après Paul aux Ephésiens, l’accomplissement du « dessein bienveillant de salut » que Dieu avait projeté depuis toujours de réaliser en son Fils bien-aimé, pour nous les hommes. On comprend que la réalisation d’un tel Mystère puisse être qualifiée de « bonne nouvelle », de « grande joie pour tout le peuple ».
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4ème Dimanche de l'Avent A
Dimanche 22 décembre 2019


Après avoir été exhortés à veiller, après avoir suivi Jean-Baptiste dans sa mission de Précurseur, l’évangile tourne aujourd’hui notre regard vers Marie. Dans le récit de l’Annonciation, S. Luc nous rapporte que l’ange Gabriel fut envoyé à une vierge accordée en mariage à un homme nommé Joseph, « de la maison de David ». Joseph est héritier de la lignée royale d’un peuple lui-même d’essence royale puisque consacré à Dieu dès l’origine, porteur d’une promesse universelle de salut. 
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Jubilé sacerdotal du P. de la Langalerie
Saint Eugène, Samedi 21 décembre 2019


C’est dans des circonstances bien spéciales et un peu tristes que nous célébrons le jubilé sacerdotal de celui qui fut mon prédécesseur à S. Eugène, de 2001 à 2007. En effet, non seulement nos rangs sont clairsemés, à cause de la grève des transports et aussi à cause des obsèques du cher Jean de Viguerie, un de ses amis, qui ont eu lieu hier après-midi près de Toulouse, mais encore parce que celui qui se faisait une joie depuis des mois de célébrer cet anniversaire, à cause la vieille amitié qui le liait au jubilaire, a été contraint d’annuler sa venue de Suisse à cause d’une grippe incapacitante et persistante. L’abbé Marcus Williams, qui m’avait invité à servir comme diacre, m’a finalement demandé de le remplacer. Ce que je fais bien volontiers, « ayant encore dans les yeux et dans les oreilles » – pour parler comme S. Clément de Rome – les gestes et les paroles du regretté P. Jean-Bernard de Langalerie.
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3ème Dimanche de l'Avent A 
Dimanche 15 décembre 2019, messe anticipée et 11h

La question que se pose Jean-Baptiste est étonnante, et en même temps elle se comprend bien : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » On dirait que Jean-Baptiste a perdu la mémoire. Jean-Baptiste annonce en effet le Messie qui doit venir. Quand Jésus viendra à lui pour se faire baptiser, il le reconnaîtra comme « celui dont il n'est pas digne de délier la courroie des sandales », lui, Jean-Baptiste, que toute la foule vient voir au désert. Lors du baptême de Jésus, le ciel ne s'est-il pas ouvert ? La colombe n'est-elle pas venue reposer sur lui ? La voix n'a-t-elle pas retenti : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour » ? Alors pourquoi Jean-Baptiste envoie-t-il ses disciples demander à Jésus : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » 
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3ème Dimanche de l'Avent 
Dimanche 15 décembre 2019, messe de 9h30

L'ornement rose que je porte aujourd'hui est censé refléter la joie qui anime l'Apôtre, joie qui transparaît à travers l'épître de cette messe et dont les premières paroles sont reprises dans l'introït : Gaudete in Domino semper, « réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ». Pourquoi se réjouir ? Et surtout en ce temps de crise, pourrions-nous ajouter, où tant de nuages s'amoncellent sur l'avenir de notre pays, de notre monde, avec l'exaspération populaire et les grèves de nos nouveaux privilégiés. S. Paul nous le dit : Dominus prope est : c'est que « le Seigneur est proche » ! 
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2ème Dimanche de l'Avent A
Dimanche 8 décembre 2019


Je commencerai ce sermon en vous disant qu'il y a 3 points, 3 noms : Nicolas, Marie, Jean-Baptiste. Et même, en prime, un 4e que je tais pour le moment.
1er nom : Nicolas ; 1er point : le sort des enfants. Nicolas, le mythique évêque de Myre que nous avons fêté vendredi dernier. Un S. Nicolas qui devient de plus en plus actuel, non pas tant parce qu'il apporte clémentines et sucreries aux enfants sages à l'approche de Noël mais à cause de la légende qui le concerne. Vous le savez, entre autres choses, S. Nicolas a tiré du saloir où ils avaient été dépecés trois petits enfants. Il a rendu à la vie ceux qu'un boucher sans scrupules avait hachés pour arrondir son revenu.
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1er Dimanche de l'Avent A
Dimanche 1er décembre 2019


Entrer dans le temps de l'Avent, c'est entrer dans un temps d'attente et de préparation. Mais attendre, se préparer, cela se dit d'un événement futur dont on a déjà une certaine connaissance, dont on sait qu'il se produira. Si cet événement est désiré, on peut même dire qu'il devient objet d'espérance. Espérer, en effet, c'est anticiper par le désir la possession de quelque chose qui réjouit. C'est répondre à une promesse. Ce temps d'attente et de préparation que nous inaugurons aujourd'hui est donc lié à une promesse. A une promesse d'ailleurs complexe. Car si je vous pose la question : qu'attendons-nous pendant l'Avent, que préparons-nous ? Vous me répondrez certainement : Noël. Oui, mais Noël, c'est un événement du passé. On n'attend pas un événement déjà réalisé. Alors, à quoi nous préparons-nous ? Quelle est la promesse qui motive notre attente ?
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1er Dimanche de l'Avent
Dimanche 1er décembre 2019, messe de 9h30

Le nouveau cycle liturgique s'ouvre par une scène apocalyptique que ponctue un appel à la conversion et à la vigilance relayé par l'épître : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront dans l'angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots ; des hommes défailliront de frayeur, dans l'attente de ce qui menace le monde habité, car les puissances des cieux seront ébranlées ». On a l'impression de voir se dérouler le teaser d'un de ces films qui a l'approche des fêtes fait l'affiche d’un grand cinéma. C'est en effet avec ces images impressionnantes que le courant apocalyptique, dans le judaïsme, entendait illustrer la manifestation de la puissance du Seigneur lorsque le temps des nations et de leur impunité parviendrait à son terme. Les chrétiens ont repris ce genre littéraire pour signifier l'ébranlement cosmique qui caractérisera cette fois la venue en gloire de Celui qui était déjà venu, discrètement, dans l'humilité d'une chair promise à la mort, et la mort de la croix.
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34e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 24 novembre 2019, 11h


C'est le pape Pie XI qui a institué cette fête du Christ-Roi. Qu'est-ce qu'un roi ? La première lecture en esquisse le portrait pour Israël. C'est un chef de guerre qui « dirige les mouvements des armées ». Un chef choisi par Dieu pour devenir en son nom le pasteur de son peuple. Le roi est le lieutenant de Dieu. Le signe sacré de sa royauté, le sceau de sa légitimité, c'est l'onction qu'il a reçue et qui en fait un « christ ».
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24e DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE
Dimanche 24 novembre 2019, messe de 9h30

Comme chaque année la fin du cycle liturgique, avec ce 24e dimanche après la Pentecôte, oriente notre regard vers le terme de l’histoire, la venue en gloire du Seigneur, avant que nous contemplions, avec le temps de l’Avent, sa venue humble et discrète en notre monde. Ce terme de l’histoire nous est présenté par les évangiles synoptiques dans les formes propres au langage apocalyptique, le Christ s’appropriant la figure du « Fils de l’homme » dépeint par le prophète Daniel.
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33e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 17 novembre 2019, 11h


Encore aujourd’hui, Jérusalem demeure au cœur de l'actualité internationale. Et avec elle, l'esplanade des mosquées, pomme de discorde entre les civilisations. Esplanade qui n'est autre que celle de ce Temple dont nous parle l'évangile de ce jour. On comprend alors, avec deux mille ans de décalage, la force provocatrice des propos de Jésus que nous rapporte l’évangile de S. Luc. Le Temple, avec son esplanade, c'est tout à la fois Notre-Dame, la Tour Eiffel, Versailles et le Louvre réunis.
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S. MARTIN
Lundi 11 novembre 2019, 9h30

En ce 100e anniversaire de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale, alors que nous prions pour tous ceux qui sont tombés pour défendre leurs patries charnelles, nous célébrons à bon droit celui qui fut l'un des pères de l'Europe chrétienne, S. Martin, le grand évangélisateur des Gaules. Né aux confins de l'actuelle Hongrie, ce saint aux multiples facettes a en effet profondément marqué nos pays européens à l’aube de leur grandeur.
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32e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 10 novembre 2019, 11h


Nous sommes chrétiens, nous avons la foi en la résurrection bienheureuse. Est-ce que nous nous rendons compte de la chance que nous avons ? Pour essayer de nous en pénétrer, et même de nous en émerveiller, mettons-nous par contraste dans la peau d’un agnostique. Imaginons un jeune homme qui s’est cassé la jambe et qui se trouve à l’hôpital. Comme il n’a pas grand-chose à faire entre les soins, il en profite pour réfléchir un peu. En voyant ses proches s’agiter autour de lui, il se dira certainement que les bien-portants sont des malades qui s’ignorent. C’est la philosophie du Dr Knock. C’est un peu court, mais c’est déjà un bon début. Imaginons maintenant que notre ami se soit cassé la jambe à cause d’un grave accident. Il se dira alors qu’il l’a échappé belle, qu’il a frôlé la mort de près. Voici le mot lâché : la mort, sa mort ! Et soudain le sol se dérobe sous ses pas : il est mortel ! A la question : qu’est-ce qu’un vivant ? la réponse tombe, terrible, effroyable : c’est un mort en sursis !
Mes amis, ceci vaut aussi pour nous : nous sommes tous des morts en sursis ! 
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31e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 3 novembre 2019

« On ne présente plus Zachée ». Tous, nous avons connaissons son CV : collecteur d’impôts au service de l’occupant romain, comme ce Lévi de dimanche dernier, il est de ceux qui se distinguent par leur sens des affaires, par leur goût du lucre, par lrut appétit de l’argent. C’est un traître doublé d’un profiteur, et gageons qu’en cas de troubles, il aurait été l’un des premiers à se balancer à une branche de sycomore… Tous aussi, nous connaissons sa conversion. Ce qui en fait sûrement l'un des saints que nous célébrions il y a deux jours, à la Toussaint. Celui qui ne croisait que des regards de crainte, de haine, d’envie peut-être aussi, rencontre un jour un regard de miséricorde. Parce qu’il est remarqué par ce Jésus qu’il cherchait à voir, son cœur fond, il change de vie. Bref, ce fieffé coquin se convertit et restitue ce qu'il a pris, en suivant la règle la plus contraignante, la loi romaine, celle du quadruple. Il paraît que la loi juive n'exigeait que le double. Vous connaissez tous cette histoire qui ne cesse d’illustrer les cérémonies pénitentielles tant des grands que des petits.
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21e DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE
Dimanche 3 novembre 2019, messe de 9h30

A la question de Pierre sur la mesure du pardon, qui ne figure pas dans notre péricope évangélique, Jésus répond par la parabole que nous venons d'entendre. Une parabole dont la pointe éclaire ce fameux « 70 fois 7 fois » qui ne peut manquer de désarçonner quiconque est épris de justice. Cherchons donc à comprendre ce texte difficile, difficile surtout à mettre en pratique. La pointe de la parabole est celle-ci : « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur ». Autrement dit : « Pardonne et tu seras pardonné ». Ce qui ne peut manquer de nous surprendre un peu, tellement nous sommes habitués à nous entendre dire qu’en matière religieuse, il faut agir de manière désintéressée. Pardonner pour être pardonné à son tour, cela ne serait-il pas digne d’un mercenaire, cela ne relèverait-il pas d’un calcul intéressé ? 
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TOUSSAINT
1er novembre 2019

La fête de la Toussaint oriente notre regard et notre prière vers la gloire de « tant d’hommes et de femmes parvenus à la sainteté à cause du royaume des cieux » comme le dit la préface qui leur est consacrée. La sainteté des membres les plus éminents appelle la sainteté de tous les baptisés. « Imitez-moi, frères, comme moi-même j'imite le Christ » s'écrie S. Paul. La Toussaint dévoile le sort final de tous ceux qui sont encore en chemin vers leur accomplissement final en Jésus-Christ.
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S. DENIS ET SES COMPAGNONS
Dimanche 13 octobre 2019, 9h30

En ce jour où l’Église canonise à Rome le grand théologien anglais John Henry Newman, nous célébrons aujourd’hui à Paris le dies natalis de notre 1er évêque, Denis, à qui est consacrée dans notre église la chapelle du transept côté évangile, avec une toile majestueuse de Vien. Nous le voyons prêcher, mais aussi subir le martyreSon nom lui a d'ailleurs valu d'être confondu, attraction onomastique aidant, avec Denis l'Aréopagite, disciple de S. Paul au 1er siècle, en qui on a vu aussi Denis le Mystique, moine théologien du 6e siècle : un vitrail de la chapelle du S. Sacrement, juste derrière, nous le rappelle. Il semblerait plus simplement que cet évêque missionnaire ait vécu au 3e siècle et soit effectivement venu de Grèce, ce qui correspond bien à ce que nous savons de la première évangélisation de la Gaule, accomplie par des chrétiens venus d'Orient. Si aucun texte antique donne de détails sur l'évêque Denis et sur la première communauté chrétienne de Paris, installée sur l'île de la Cité, le patronyme des clercs que nous honorons aujourd'hui atteste l'origine étrangère de ces missionnaires de l'Evangile : à Dionusios, nom typiquement grec, s'ajoutent ceux du diacre Eleutheros, lui aussi grec, Liber en latin, libre ou affranchi en français, et du prêtre Rusticus, nom lui typiquement latin.
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26e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 29 septembre 2019

La liturgie de ce jour s’ouvre avec une dénonciation vive des malversations des riches par un prophète qui vivait il y a près de trois millénaires. Texte qui, hélas, demeure toujours actuel. La « délinquance en col blanc » ne date pas d’aujourd’hui ! Car « l’argent trompeur » dont nous parlait l’évangile de la semaine dernière corrompt le cœur de celui qui se laisse posséder par lui et cela à toute époque. Cependant l’évangile de ce dimanche va plus loin que la dénonciation d’actes mauvais. En effet, on ne nous dit pas que le pauvre était vertueux ni que le riche était mauvais. L’un était simplement pauvre. Et l’autre simplement riche. Le riche n’est pas accusé d’avoir volé Lazare, ou de l’avoir dépouillé par d’habiles spéculations, ou de ne pas lui avoir donné de juste salaire ni de l’avoir exploité. On ne nous dit même pas qu’il lui a refusé l’aumône : simplement, il ne l’a pas vu ! Il a laissé s’établir un terrible abîme entre lui et le pauvre : deux mondes coexistent dont l’un ignore l’autre. Le problème de la richesse, c’est qu’elle rend aveugle. Les biens qu’elle procure distraient l’attention de l’essentiel, c'est-à-dire de Dieu. Du coup, elle ferme le cœur au prochain, à ceux qui sont à l’image de Dieu, même si cette image est déformée. On ne voit plus le lien invisible qui en fait un semblable mais plutôt ce qui le rend étranger à nous.
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25e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 22 septembre 2019

Dieu et l'argent, vaste problème ! En tout cas, un sujet qui a tendance à mettre les chrétiens mal à l'aise. Parce que, confusément, il est perçu comme entrant dans la sphère de la vie privée. Et plus précisément dans cette zone où les contradictions, les bons sentiments et les à-peu-près foisonnent. Le tout habituellement recouvert du train-train de l'existence quotidienne qui émousse les grandes interrogations morales : il faut bien vivre. Mais s'il arrive que nous soulevions le couvercle de la marmite, nous voyons qu'il se passe bien des choses et que notre conscience n'est pas tranquille. On s'en rend compte par exemple dans les préparations de mariage. Nous portons tous en nous un appétit de richesse, ou tout au moins un désir de bien-être et de réalisation de soi qui passe aussi par l'argent, même si ce n'est pas de manière exclusive. Nous estimons logique, et même moral, que l'épargne et la propriété soient honorées, que le travail soit récompensé selon les aptitudes et l'application qu'y met chacun. Et cependant notre conscience de chrétien n'est pas toujours tranquille face à la question de l'argent. Nous sentons en nous un tiraillement. Bien souvent la question se pose en terme de dilemme : Dieu ou l'argent.
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15e DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
Dimanche 22 septembre 2019

La célébration des obsèques nous rappelle souvent la fragilité de l'espérance de nos contemporains face à l'inéluctabilité de la mort, la survie qu'ils envisagent étant parfois celle d'un principe plus ou moins immatériel allant demeurer on ne sait trop où – l'hadès des Grecs, les inferni des Romains ou le shéol des Juifs – ou bien le cycle des réincarnations, de lointaine ascendance indo-européenne. Mais l'idée que l'âme puisse se réapproprier de la matière pour en refaire son corps, cela leur paraît incroyable. Serait-ce que les représentations picturales qui ont illustré ce mystère central de notre foi auraient choqué par leur réalisme un peu naïf, les squelettes et les transis du Moyen Âge s'extrayant de leurs tombeaux et voyant leurs chairs repousser avant d'accéder au ciel ?
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24e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 15 septembre 2019

La liturgie de ce dimanche nous propose trois paraboles d'inégale longueur et, on peut ajouter, d'inégale notoriété. La dernière, la plus longue, est la plus connue : elle est lue en carême, elle est souvent choisie pour introduire au sacrement de réconciliation et fait ainsi l'objet d'abondants commentaires. Mais il ne faudrait pas qu'elle occulte les deux autres. C'est en effet dans celles-ci que Jésus donne la clef de l'ensemble. A partir d'une controverse avec les pharisiens, il va – en trois paraboles – éclairer la condition de l'homme et le mystère de Dieu. Il y a en effet deux niveaux de lecture. Le premier est obvie : c'est une confrontation entre des justes et des pécheurs. Dans chacune des paraboles on peut reconnaître les pharisiens, ceux qui restent fidèles à Dieu, et les publicains, ceux qui s'en éloignent et qui se perdent. Il y a un deuxième niveau de lecture, plus profond, qu'introduit le parallèle entre Jésus et Moïse suggéré par le choix de l'épisode du veau d'or comme première lecture. Moïse, en effet, nous est montré dans l'Exode comme le seul de son peuple à être resté fidèle à Dieu. En outre il est présenté comme intercesseur : bien loin d'accabler les siens dévoyés, il cherche à les sauver et obtient finalement pour eux miséricorde. C'est à ce niveau que se situe le drame mis en scène par Jésus dans ces trois paraboles. Jésus lui aussi est seul, car c'est toute l'humanité – Moïse compris, qui n'entrera pas en Terre promise – qui a basculé dans le péché.
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14e  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE
Dimanche 15 septembre 2019

L'évangile et l'épître de ce dimanche se complètent admirablement. Ils nous rappellent, au moment d'entamer une nouvelle année certainement pleine de tracas, que nous sommes engagés dans un combat spirituel qui nous dépasse et dont notre âme est en quelque sorte le champ de bataille. Combat qui nous dépasse, mais combat dans lequel nous avons notre rôle à jouer sur le théâtre du monde par l'engagement de notre liberté. Nous avons à choisir notre camp. Se mettre au service du bon Maître, c'est faire l'expérience du bonheur, enseigne S. Paul aux Galates, même si cela va au début – et parfois aussi après, hélas – contre nos appétits immédiats. Autrement dit, c'est s'entraîner à vivre de la vertu d'espérance. Car espérer, c’est livrer un combat contre le vieil homme en nous, contre ce qui nous empêche de grandir vers l’unité intérieure à laquelle Dieu nous appelle. Espérer, c’est lutter contre ce qui nous déconstruit.
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23e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 8 septembre 2019

Les textes de ce 23ème dimanche forment un ensemble plutôt déconcertant. Nous avons entendu successivement une méditation irénique sur la sagesse de Dieu envers l'homme, une demande émouvante de Paul en faveur d'un esclave fugitif devenu entre-temps chrétien et une exhortation martiale de Jésus au renoncement et au sacrifice. Quel rapport existe-t-il entre ces trois textes ? Quel lien découvrir entre eux ? Peut-être celui que Paul établit au début de la 1ère lettre aux Corinthiens entre la sagesse de Dieu et la sagesse du monde : « Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs ou Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1 Cor 1, 22-25). Sous des formes différentes, les trois lectures de ce dimanche rappellent l'écart qui existe entre la sagesse des hommes et la sagesse de Dieu. Mieux, elles démasquent l'irrationalité de la première au regard de la seconde. Le livre de la Sagesse établit le principe, l'Evangile provoque à la conversion tandis que le billet de Paul en donne une illustration concrète. A chaque fois le raisonnement est imparable et loin d'humilier l'esprit humain, la sagesse de Dieu le libère et le rend à lui-même.
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22e DIMANCHE ORDINAIRE C
Dimanche 1er septembre 2019

La liturgie de ce dimanche nous entraîne du côté de l'humilité. Au passage, elle nous rappelle à la gratuité dans nos relations avec les autres. La scène que décrit Jésus dans sa parabole des noces nous est familière. Tous, et à tout âge de notre vie – et on pourrait ajouter en toute circonstance –, nous avons tendance à nous mettre en avant. Que ce soit l'enfant à table quand arrive le dessert, que ce soit le pèlerin sur la place S. Pierre quand arrive la papamobile, que ce soit l'hospitalière italienne à Lourdes, tous nous nous faufilons pour avoir la meilleure place. Ce ne serait pas très grave si ce n'était le symptôme d'un comportement plus général qui touche à tous les aspects de la vie familiale, professionnelle, sociale et même spirituelle. Nous en trouvons un bel exemple dans l'évangile avec la demande de la mère des fils de Zébédée : « que l'un siège à ta droite et l'autre à ta gauche dans le Royaume des cieux ». Il en est ainsi : à l'exception d'un certain nombre de personnes au caractère timoré, l'homme a tendance à faire valoir ce qu'il estime être son droit, et cela au détriment de droits plus assurés mais moins bien affirmés.
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Dimanche 21 juin



Bénédiction des Rameaux


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