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Revue trimestrielle : informations, communications pastorales et culturelles sur la vie de la Paroisse, son histoire et son quartier.
La revue est distribuée à tous les paroissiens aux messes dominicales
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S. DENIS ET SES COMPAGNONS

Dimanche 13 octobre 2019, 9h30
 

En ce jour où l’Église canonise à Rome le grand théologien anglais John Henry Newman, nous célébrons aujourd’hui à Paris le dies natalis de notre 1er évêque, Denis, à qui est consacrée dans notre église la chapelle du transept côté évangile, avec une toile majestueuse de Vien. Nous le voyons prêcher, mais aussi subir le martyreSon nom lui a d'ailleurs valu d'être confondu, attraction onomastique aidant, avec Denis l'Aréopagite, disciple de S. Paul au 1er siècle, en qui on a vu aussi Denis le Mystique, moine théologien du 6e siècle : un vitrail de la chapelle du S. Sacrement, juste derrière, nous le rappelle. Il semblerait plus simplement que cet évêque missionnaire ait vécu au 3e siècle et soit effectivement venu de Grèce, ce qui correspond bien à ce que nous savons de la première évangélisation de la Gaule, accomplie par des chrétiens venus d'Orient. Si aucun texte antique donne de détails sur l'évêque Denis et sur la première communauté chrétienne de Paris, installée sur l'île de la Cité, le patronyme des clercs que nous honorons aujourd'hui atteste l'origine étrangère de ces missionnaires de l'Evangile : à Dionusios, nom typiquement grec, s'ajoutent ceux du diacre Eleutheros, lui aussi grec, Liber en latin, libre ou affranchi en français, et du prêtre Rusticus, nom lui typiquement latin.
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26e DIMANCHE ORDINAIRE C

Dimanche 29 septembre 2019
 

La liturgie de ce jour s’ouvre avec une dénonciation vive des malversations des riches par un prophète qui vivait il y a près de trois millénaires. Texte qui, hélas, demeure toujours actuel. La « délinquance en col blanc » ne date pas d’aujourd’hui ! Car « l’argent trompeur » dont nous parlait l’évangile de la semaine dernière corrompt le cœur de celui qui se laisse posséder par lui et cela à toute époque. Cependant l’évangile de ce dimanche va plus loin que la dénonciation d’actes mauvais. En effet, on ne nous dit pas que le pauvre était vertueux ni que le riche était mauvais. L’un était simplement pauvre. Et l’autre simplement riche. Le riche n’est pas accusé d’avoir volé Lazare, ou de l’avoir dépouillé par d’habiles spéculations, ou de ne pas lui avoir donné de juste salaire ni de l’avoir exploité. On ne nous dit même pas qu’il lui a refusé l’aumône : simplement, il ne l’a pas vu ! Il a laissé s’établir un terrible abîme entre lui et le pauvre : deux mondes coexistent dont l’un ignore l’autre. Le problème de la richesse, c’est qu’elle rend aveugle. Les biens qu’elle procure distraient l’attention de l’essentiel, c'est-à-dire de Dieu. Du coup, elle ferme le cœur au prochain, à ceux qui sont à l’image de Dieu, même si cette image est déformée. On ne voit plus le lien invisible qui en fait un semblable mais plutôt ce qui le rend étranger à nous.

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25e DIMANCHE ORDINAIRE C

Dimanche 22 septembre 2019
 

Dieu et l'argent, vaste problème ! En tout cas, un sujet qui a tendance à mettre les chrétiens mal à l'aise. Parce que, confusément, il est perçu comme entrant dans la sphère de la vie privée. Et plus précisément dans cette zone où les contradictions, les bons sentiments et les à-peu-près foisonnent. Le tout habituellement recouvert du train-train de l'existence quotidienne qui émousse les grandes interrogations morales : il faut bien vivre. Mais s'il arrive que nous soulevions le couvercle de la marmite, nous voyons qu'il se passe bien des choses et que notre conscience n'est pas tranquille. On s'en rend compte par exemple dans les préparations de mariage. Nous portons tous en nous un appétit de richesse, ou tout au moins un désir de bien-être et de réalisation de soi qui passe aussi par l'argent, même si ce n'est pas de manière exclusive. Nous estimons logique, et même moral, que l'épargne et la propriété soient honorées, que le travail soit récompensé selon les aptitudes et l'application qu'y met chacun. Et cependant notre conscience de chrétien n'est pas toujours tranquille face à la question de l'argent. Nous sentons en nous un tiraillement. Bien souvent la question se pose en terme de dilemme : Dieu ou l'argent.
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15e DIMANCHE APRES LA PENTECOTE

Dimanche 22 septembre 2019
 

La célébration des obsèques nous rappelle souvent la fragilité de l'espérance de nos contemporains face à l'inéluctabilité de la mort, la survie qu'ils envisagent étant parfois celle d'un principe plus ou moins immatériel allant demeurer on ne sait trop où – l'hadès des Grecs, les inferni des Romains ou le shéol des Juifs – ou bien le cycle des réincarnations, de lointaine ascendance indo-européenne. Mais l'idée que l'âme puisse se réapproprier de la matière pour en refaire son corps, cela leur paraît incroyable. Serait-ce que les représentations picturales qui ont illustré ce mystère central de notre foi auraient choqué par leur réalisme un peu naïf, les squelettes et les transis du Moyen Âge s'extrayant de leurs tombeaux et voyant leurs chairs repousser avant d'accéder au ciel ?
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24e DIMANCHE ORDINAIRE C

Dimanche 15 septembre 2019
 

La liturgie de ce dimanche nous propose trois paraboles d'inégale longueur et, on peut ajouter, d'inégale notoriété. La dernière, la plus longue, est la plus connue : elle est lue en carême, elle est souvent choisie pour introduire au sacrement de réconciliation et fait ainsi l'objet d'abondants commentaires. Mais il ne faudrait pas qu'elle occulte les deux autres. C'est en effet dans celles-ci que Jésus donne la clef de l'ensemble. A partir d'une controverse avec les pharisiens, il va – en trois paraboles – éclairer la condition de l'homme et le mystère de Dieu. Il y a en effet deux niveaux de lecture. Le premier est obvie : c'est une confrontation entre des justes et des pécheurs. Dans chacune des paraboles on peut reconnaître les pharisiens, ceux qui restent fidèles à Dieu, et les publicains, ceux qui s'en éloignent et qui se perdent. Il y a un deuxième niveau de lecture, plus profond, qu'introduit le parallèle entre Jésus et Moïse suggéré par le choix de l'épisode du veau d'or comme première lecture. Moïse, en effet, nous est montré dans l'Exode comme le seul de son peuple à être resté fidèle à Dieu. En outre il est présenté comme intercesseur : bien loin d'accabler les siens dévoyés, il cherche à les sauver et obtient finalement pour eux miséricorde. C'est à ce niveau que se situe le drame mis en scène par Jésus dans ces trois paraboles. Jésus lui aussi est seul, car c'est toute l'humanité – Moïse compris, qui n'entrera pas en Terre promise – qui a basculé dans le péché.
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14e  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE

Dimanche 15 septembre 2019

L'évangile et l'épître de ce dimanche se complètent admirablement. Ils nous rappellent, au moment d'entamer une nouvelle année certainement pleine de tracas, que nous sommes engagés dans un combat spirituel qui nous dépasse et dont notre âme est en quelque sorte le champ de bataille. Combat qui nous dépasse, mais combat dans lequel nous avons notre rôle à jouer sur le théâtre du monde par l'engagement de notre liberté. Nous avons à choisir notre camp. Se mettre au service du bon Maître, c'est faire l'expérience du bonheur, enseigne S. Paul aux Galates, même si cela va au début – et parfois aussi après, hélas – contre nos appétits immédiats. Autrement dit, c'est s'entraîner à vivre de la vertu d'espérance. Car espérer, c’est livrer un combat contre le vieil homme en nous, contre ce qui nous empêche de grandir vers l’unité intérieure à laquelle Dieu nous appelle. Espérer, c’est lutter contre ce qui nous déconstruit.
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23e DIMANCHE ORDINAIRE C

Dimanche 8 septembre 2019


 

Les textes de ce 23e dimanche forment un ensemble plutôt déconcertant. Nous avons entendu successivement une méditation irénique sur la sagesse de Dieu envers l'homme, une demande émouvante de Paul en faveur d'un esclave fugitif devenu entre-temps chrétien et une exhortation martiale de Jésus au renoncement et au sacrifice. Quel rapport existe-t-il entre ces trois textes ? Quel lien découvrir entre eux ? Peut-être celui que Paul établit au début de la 1ère lettre aux Corinthiens entre la sagesse de Dieu et la sagesse du monde : « Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un messie crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, Juifs ou Grecs, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes » (1 Cor 1, 22-25). Sous des formes différentes, les trois lectures de ce dimanche rappellent l'écart qui existe entre la sagesse des hommes et la sagesse de Dieu. Mieux, elles démasquent l'irrationalité de la première au regard de la seconde. Le livre de la Sagesse établit le principe, l'Evangile provoque à la conversion tandis que le billet de Paul en donne une illustration concrète. A chaque fois le raisonnement est imparable et loin d'humilier l'esprit humain, la sagesse de Dieu le libère et le rend à lui-même.
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22e DIMANCHE ORDINAIRE C

Dimanche 1er septembre 2019
 

La liturgie de ce dimanche nous entraîne du côté de l'humilité. Au passage, elle nous rappelle à la gratuité dans nos relations avec les autres. La scène que décrit Jésus dans sa parabole des noces nous est familière. Tous, et à tout âge de notre vie – et on pourrait ajouter en toute circonstance –, nous avons tendance à nous mettre en avant. Que ce soit l'enfant à table quand arrive le dessert, que ce soit le pèlerin sur la place S. Pierre quand arrive la papamobile, que ce soit l'hospitalière italienne à Lourdes, tous nous nous faufilons pour avoir la meilleure place. Ce ne serait pas très grave si ce n'était le symptôme d'un comportement plus général qui touche à tous les aspects de la vie familiale, professionnelle, sociale et même spirituelle. Nous en trouvons un bel exemple dans l'évangile avec la demande de la mère des fils de Zébédée : « que l'un siège à ta droite et l'autre à ta gauche dans le Royaume des cieux ». Il en est ainsi : à l'exception d'un certain nombre de personnes au caractère timoré, l'homme a tendance à faire valoir ce qu'il estime être son droit, et cela au détriment de droits plus assurés mais moins bien affirmés.
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